Vers quelle solution tendre pour un·e débutant·e ?
Aucun choix n'est universel, mais l’expérience montre : pour apprivoiser les bases, une table analogique d'entrée de gamme offre une approche concrète, permet de comprendre le cheminement du signal et enseigne les grandes lois du mixage audio. La transition vers le numérique deviendra alors bien plus naturelle, chaque nouveauté se rattachant à des concepts déjà manipulés. Pour les plus geeks, une petite table numérique (Soundcraft UI, Zoom L-series) peut séduire grâce à sa portabilité et à ses options intégrées, à condition de ne pas craindre de plonger dans l’interface logicielle.
Quel que soit le choix, l’essentiel reste de pratiquer : manier les boutons, jouer avec les volumes et les EQ, écouter et expérimenter pour progresser. Il est donc vivement conseillé d’essayer plusieurs modèles en magasin ou lors d’ateliers (nombreux événements type Paris DJ Expo, Musikmesse, etc. proposent ces sessions découverte), et de tester la réactivité du support technique du fabricant choisi, surtout dans le cas du numérique où les mises à jour logicielles sont fréquentes.
S’initier avec une table analogique, c’est un peu apprendre à conduire sur une voiture à boîte manuelle : la mécanique du geste reste, même quand on passe à l’automatique. Mais pour ceux à l’aise avec l’outil informatique et attirés par la polyvalence, le numérique est un investissement immédiatement valorisé.
Sources : Sound On Sound, Future Music, Audio Technology, Le Son Magazine, Musikmesse Survey, Sonovision, SAE Institute, DJ Network.